Lifting de la Cuisse


La plastie brachiale est une intervention chirurgicale qui permet de retendre la peau de la face interne des cuisses et d’enlever une partie de la peau excédentaire et/ou abîmée.

Elle ne peut être prise en charge par la sécurité sociale après une procédure d’accord préalable qu’en cas de ”chirurgie réparatrice après amaigrissement pour obésité morbide, dans les suites de la chirurgie bariatrique, en post opératoire ou en post gravidique”.

Dans le cas contraire, il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, qui n’est prise en charge ni par la sécurité sociale, ni par la mutuelle, l’ensemble des frais est à votre charge et aucun arrêt de travail ne peut être prescrit.

Un bilan pré opératoire est nécessaire avant toute chirurgie esthétique. Une anesthésie générale classique est le plus souvent pratiquée. Il faut voir le médecin anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’intervention de chirurgie esthétique.

Intervention


Une journée (ou deux) d’hospitalisation est généralement suffisante. Cet acte de chirurgie esthétique peut durer d’une à deux heures en fonction de la nécessité d’un geste complémentaire associé.

La cicatrice est généralement en forme de ”T”, avec :
- Une branche horizontale, qui suit le sillon qui sépare la partie interne de la cuisse des organes génitaux.
- Cette branche s’étend depuis le pli sous fessier en arrière, jusqu’au pli de l’aine en avant.
- Elle s’élargit presque toujours.
- Une branche verticale, située à la face interne de chaque cuisse, et étendue sur une longueur, variable depuis les organes génitaux vers le bas.
- Ablation du lambeau de peau.
- Enfin, la peau est re-drapée.
Un pansement modelant est confectionné en fin d’intervention.
Il est d’usage, afin que le sang ou les secrétions qui peuvent se collecter soient éliminés, qu’un drain (redon) soit le plus souvent laissé en place jusqu’au lendemain de l’intervention. Ce type de chirurgie esthétique est généralement peu douloureux. Après 24 heures, le premier pansement est retiré .
- Les ecchymoses s’estomperont dans un délai d’une à deux semaines.
- Il convient d’envisager une convalescence de deux à trois semaines et il est déconseillé de pratiquer des activités sportives avant la cicatrisation totale, soit environ un mois après la chirurgie esthétique.

Le résultat est appréciable rapidement et le résultat définitif ne pourra être apprécié qu’au bout d’un an post-opératoire, temps permettant l’atténuation de la cicatrice.

Suite à l'intervention


A la suite d’une acte de chirurgie esthétique, quelle qu’il soit, il peut survenir certaines complications, les unes inhérentes à l’acte médical et/ou anesthésique, les autres spécifiques à un lifting de cuisse. Les bonnes pratiques de sécurité limitent les risques graves mais ne les suppriment pas.

Certains risques, heureusement exceptionnels, peuvent être imprévisibles et mettre en jeu le pronostic vital ou fonctionnel (embolie, paralysie, septicémie ...). L’anesthésie comporte ses propres complications qui vous seront expliquées lors de l’entretien avec le médecin anesthésiste.

Même si les suites opératoires sont le plus souvent simples, les complications éventuelles liées à un lifting de cuisse sont à connaître. Evolution défavorable des cicatrices : il est normal que la cicatrice s’épaississe et rougisse les premiers mois. Cet aspect lié à la réaction inflammatoire de toute cicatrisation met douze à dix- huit mois à s’améliorer et à se stabiliser. Il arrive que la cicatrice ait une évolution anormale, épaississement ou boursouflure persistant au-delà d’un an.

Risques


On parle de cicatrices hypertrophiques voire chéloïdes (plus fréquentes sur les peaux noires). Celles-ci peuvent survenir de façon imprévisible et peuvent nécessiter un traitement particulier. Il est important de savoir en ce qui concerne les cicatrices en général, qu’elles s’estompent et seront peu visibles, mais ne disparaîtront pas. La contamination d’une plaie, d’une cicatrice ou d’un orifice de drainage est le plus souvent sans gravité. Elle nécessite rarement un traitement antibiotique mais plutôt des pansements qui seront effectués avec une plus grande fréquence. Le saignement post-opératoire est quasi systématique et entraîne des ecchymoses (bleus) sur la peau pendant une à deux semaines. Il peut provoquer un hématome qui se traduit par un gonflement et une tension douloureuse. Il est parfois nécessaire de ré-intervenir : pour évacuer l’hématome et contrôler la cause de celui-ci.

En cas de saignement important, une transfusion sanguine peut s’avérer nécessaire. Une altération de la sensibilité peut parfois prendre place pendant plusieurs semaines. Les cas de nécrose sont très rares, en général limités et localisés. C’est la perte d’une zone cutanée plus ou moins étendue qui peut altérer le résultat esthétique. Elle est favorisée par la prise de tabac. C’est pourquoi l’arrêt du tabac est vivement conseillé au moins trois semaines avant et après l’intervention.

En cas de nécrose, un geste complémentaire à distance (un an) peut s’avérer nécessaire. Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire) sont très rares grâce aux mesures préventives rigoureusement respectées . Il n’est pas rare d’observer au 8ème jour post-opératoire un épanchement lié a un écoulement de lymphe. Un tel épanchement peut être parfois ponctionné.

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