Nymphoplastie
La nymphoplastie de réduction est une intervention chirurgicale qui a pour but de réduire le volume des petites lèvres lorsqu'elles sont jugées hypertrophiques.
Un bilan pré opératoire est nécessaire avant toute chirurgie esthétique.
Une anesthésie générale classique est le plus souvent pratiquée. Il faut voir le médecin anesthésiste au plus tard 48 heures avant l'intervention de chirurgie esthétique.
Une journée d'hospitalisation est généralement suffisante. Cet acte chirurgical se pratique en ”ambulatoire” (sortie le jour même).
La nymphoplastie de réduction peut durer de trente à quarante cinq minutes.
Ce type de chirurgie esthétique est généralement peu douloureux.
Après 24 heures, le pansement est retiré et il n'y a pas de pansement à faire, mais une simple toilette à l'eau du robinet (douche) et au savon.
Les fils sont résorbables et disparaissent spontanément 10 à 15 jours après l'intervention.
- Les ecchymoses s'estomperont dans un délai de une à deux semaines.
- Il convient d'envisager une convalescence de deux jours et il est déconseillé de pratiquer des activités sportives avant la cicatrisation totale, soit environ un mois après l'intervention.
Suite à l'intervention
Le résultat est appréciable rapidement et le résultat définitif ne pourra être apprécié qu'au bout d'un an post-opératoire, temps permettant l'atténuation de la cicatrice.
A la suite d’une chirurgie esthétique, quelle qu'elle soit, il peut survenir certaines complications, les unes inhérentes à l'acte médical et/ou anesthésique, les autres spécifiques à la nymphoplastie.
Les bonnes pratiques de sécurité limitent les risques graves mais ne les suppriment pas.
Certains risques, heureusement exceptionnels, peuvent être imprévisibles et mettre en jeu le pronostic vital ou fonctionnel (embolie, paralysie, septicémie ...)
L'anesthésie comporte ses propres complications qui vous seront expliquées lors de l'entretien avec le médecin anesthésiste.
Même si les suites opératoires sont le plus souvent simples, les complications éventuelles liées à la nymphoplastie de réduction sont à connaître.
Une évolution défavorable des cicatrices est possible.
Il est normal que la cicatrice s'épaississe et rougisse les premiers mois.
Cet aspect lié à la réaction inflammatoire de toute cicatrisation met douze à dix-huit mois à s'améliorer et à se stabiliser.
Il arrive que la cicatrice ait une évolution anormale, épaississement ou boursouflure persistant au-delà d'un an.
Risques
On parle de cicatrices hypertrophiques voire chéloïdes (plus fréquentes sur les peaux noires).
Celles-ci peuvent survenir de façon imprévisible et peuvent nécessiter un traitement particulier.
Il est important de savoir en ce qui concerne les cicatrices en général, qu'elles s'estompent et seront peu visibles, mais ne disparaîtront pas. Il s'agit surtout de désunion plus ou moins complète des sutures, qui constitue le risque majeur.
Dans ce cas, une ré-intervention secondaire est possible, après cicatrisation complète de la désunion.
La contamination d'une plaie, d'une cicatrice ou d'un orifice de drainage est le plus souvent sans gravité.
Elle nécessite rarement un traitement antibiotique mais plutôt des pansements qui seront effectués avec une plus grande fréquence.
Le saignement post opératoire est quasi systématique et entraîne des ecchymoses (bleus) sur la peau pendant une à deux semaines.
Il peut provoquer un hématome qui se traduit par un gonflement et une tension douloureuse.
Il est parfois nécessaire de ré intervenir pour évacuer l'hématome et contrôler la cause de celui-ci.
Des troubles de la sensibilité de la région opérée sont possibles, à type d'insensibilité ou d'hypersensibilité.
Ils peuvent être associés à des douleurs à la pression de la région cicatricielle.
Ces symptômes sont le plus souvent transitoires.
<< Retournez Les Traitements Chirurgicaux

























